Interview de Nicole Marceiller

Complément de l’article page 3 (La DDCS en actions)

Suite de l’article en page 3 du numéro 1.

[Pour une bonne transition entre le PDF et ce complément d’article en ligne, COHESIONS reprend la dernière question posée à Nicole Marceiller dans le PDF].

COHESIONS : « Alors, peut-on parler d’une journée type au secrétariat du service Egalité des chances ? »

Nicole : « C’est vrai que les journées ne sont pas toujours les mêmes, mais en général je suis la première arrivée à 8h, je consulte la messagerie...puis les collègues arrivent, on discuste, on fait le point...En fait, ce sont des journées à tiroirs, où je passe aussi bien du VVV(3), à de l’archivage, qu’à des opérations du type MPE(2) (notamment pour le suivi des embauches...),...Si on regarde sur l’année, on a des périodes de « surchauffe » (de janvier à juin avec les VVV(3), CUCS(4),...) et d’autres plus calmes, plutôt entre juillet et septembre !

En ce moment par exemple [octobre 2010], nous sommes dans la préparation des VVV(3), en équipe, notamment avec Cécile Erpélding, mais aussi des réunions avec des partenaires, parfois au bureau, parfois à l’extérieur...Enfin, j’assure le secrétariat de Cécile Portat, dont l’accueil téléphonique..."

COHESIONS : « Peux-tu nous décrire un dispositif en particulier ? Tiens, pourquoi pas le VVV justement ? »

Nicole : « C’est un programme qui a été mis en place en 2007 et dont la gestion et le suivi sont assurés par l’ACSE(5). J’ai réalisé un court document qui présente ce programme et comment on le met en oeuvre au sein du service : le plus simple est de le consulter ou le téllécharger...

En résumé, l’idée est de soutenir des projets luttant contre l’oisiveté, l’isolement voire l’enfermement de jeunes dans leur quartier pendant les périodes de vacances scolaires.

Ce que je peux ajouter en complément du document, c’est par exemple que la somme globale dépensée en 2010 est celle demandée pour l’année suivante...et on a intérêt à tout dépenser ! Les porteurs de projets remplissent un dossier de demande, me l’envoie...puis c’est la phase de l’instruction : 16 pages à instruire par mèl selon des critères surtout géographiques, soit par objectifs définis dans l’instruction de l’ACSE...Les services instructeurs qui donnent leurs avis sur les dossiers sont à peu près toujours les mêmes services, voire les mêmes personnes : PJJ(6), délégués du préfet (selon leur secteur), l’Inspection Académique, la gendarmerie, la DDCS (Cécile Erpelding, Patrick Maniora pour le Roannais...).

Les avis me reviennent par écrit ou mèl...autant de papier que d’informatique...Puis en une journée se passe la commission financeurs/instructeurs : combien est donné à qui ? C’est vrai que les procédures par internet ont permis de faire moins de photocopies ! Enfin, l’ACSE réclame un bilan des actions...si l’action n’est pas réalisée, le porteur de projets doit rembourser : ça arrive, mais c’est marginal...

Je trouve que c’est intéressant de savoir ce que font les associations, concrètement, pour aider les jeunes en particulier...voilà en quelques mots, ce que je peux d’une partie de Mon quotidien à la DDCS !"

COHESIONS : « Merci beaucoup Nicole pour cet interview, qui on l’espère motivera d’autres collègues à se faire connaître :-) ! »

 
> Information mise à jour mercredi 27 octobre 2010
 

Complément d'infos

(3) VVV : ville vie vacances (4) CUCS : contrat urbain de cohésion sociale (5) ACSE : Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (6) PJJ : Protection judiciaire de la jeunesse